Les Macaques et les Bambous d’Arashiyama à Kyoto

Le quartier paisible d’Arashiyama

Pour ma seconde journée à Kyoto, direction Arashiyama, « la montagne de la tempête », un quartier à l’extrême ouest de la ville. La présence du fleuve et les collines boisées alentours du haut desquelles on peut apercevoir des singes en liberté donnent plutôt une impression de campagne. Je manque l’arrêt de train et me retrouve au milieu de nulle part sur un viaduc entre des collines escarpées. Le fleuve en contre-bas est massive et brun, l’eau est chargée de sédiments suite au typhon qui est passé quelques jours plus tôt. J’attrape un train dans l’autre sens et me revoilà de l’autre côté des collines avec la plaine de Kyoto. Depuis la petite gare d’Arashiyama, je marche en direction de la rivière en crue.

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Sur les berges, les dégâts sont importants. Les habitants nettoient les rez de chaussée et reconstruisent les cabanes et stands détruits par la crue. Le mobilier sèche dehors. Des volontaires et des agents s’occupe de nettoyer les abords du fleuves. Des grues retirent les arbres abattus. Je me dirige vers le parc des singes d’Arashiyama où l’on peut observer une colonie de petits macaques japonais. Le coin est peu touristique comparé à Kyoto et ses temples. Pourtant, l’endroit ne manque ni de charme ni d’attractions à visiter.

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Le parc des singes d’Arashiyama

Il faut traverser un petit sanctuaire, avant la billetterie et les instructions pour le parc.
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La réserve de singes se trouve à 45 mins à pied. Un peu de marche sur un sentier et me voici au refuge. Il y a plusieurs colonies de macques japonais dans les collines environnantes. Celle-ci est la seule visitable. Un refuge se trouve près du sommet. La plupart des singes se baladent en liberté et paisiblement autour, en gardant une petite distance avec les visiteurs.

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Les instructions sont claires: ne pas regarder les bestiaux dans les yeux, ne pas les caresser, avoir toutes ses affaires dans un sac fermé et si on veut les nourrir, on peut le faire seulement depuis le refuge. Vu la taille des canines des plus gros, on comprend qu’il ne vaut mieux pas qu’ils chopent de mauvaises habitudes.

C'est la planète des singes: les humains en cage, les singes en liberté

C’est la planète des singes: les humains en cage, les singes en liberté

J’achète un sachet de patates douces en petits morceaux et c’est parti pour nourrir les macaques à travers les grilles du refuge. Je peux leur donner de la main à la main les friandises. Les plus gros tentent de piquer aux petits leur goûter.

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Je commence à papoter avec un chercheur, venu étudier les singes. Il me donne de nombreuses explications malgré son faible niveau d’anglais. Les plus petits ont presque 6 mois et ont été concus un an plus tôt. La saison des amours arrivant bientôt, il est venu prendre des notes sur les différents comportements. Bien que les singes soient libres, ils n’ont pas vraiment beaucoup de territoire pour se nourrir. Dans ce parc, ils sont nourris et peuvent se reproduire plus facilement. Ensuite certains spécimens sont réintroduits dans les colonies environnantes.

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Balade le long du fleuve

Je laisse les singes tranquilles et redescend près du fleuve. Je me balade près de la rive.

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Des temples magnifiques doublés de parcs zens

En revenant vers le quartier d’Arashiyama, je passe devant les boutiques de souvenirs, trouvent de quoi déjeuner, ainsi qu’une glace à la japonaise: parfum thé vert et/ou haricot rouge. Peu sucrée mais très parfumé. Ça se mange sans faim. En revenant vers la gare, je tombe sur un temple magnifique. Allons le visiter.

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Le parc jouxtant le temple est magnifique. Je marche pendant de nombreuses minutes. L’endroit est très relaxant. Plus que les constructions, ce sont les magnifiques jardins zens japonais, mélangent de nature sauvage et d’entretien par la main de l’homme.
J’ai vécu pendant deux ans à Toulouse juste à côté du jardin japonais avant de déménager dans un autre quartier du centre. Je m’y rendais régulièrement, pendant les beaux jours pour me détendre. Ces jardins à Arashiyama m’y font repenser.

Encore une photo d'un parc avec un étang?Avouez que ça a de la gueule, non?

Encore une photo d’un parc avec un étang?Avouez que ça a de la gueule, non?

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Au milieu des bambous

Je quitte le temple par une autre sortie … qui donne au milieu d’une forêt de bambous! Bon c’est peut être banal dans le coin, mais je trouve cela sympa. Décidément, je trouve plein d’occasions de faire des détours avant de retourner à la gare au milieu des bosquets de bambous.

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En me baladant dans la forêt, je tombe sur un des nombreux sanctuaires qui peuplent Kyoto et ses environs. Depuis que je suis arrivé dans cette ville, j’ai remarqué que souvent, des japonais s’habillent en kimonos et vont visiter et prier dans les lieux saints, comme ces demoiselles.

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Bien détendu après cette magnifique visite, je retourne à Kyoto. Il y a encore tellement de choses à y voir.

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