Puerto Princesa, capitale de Palawan

Puerto Princesa

Puerto Princesa

D’El Nido à Puerto Princesa

Après notre séjour à Coron, Mia m’a proposé de venir la voir a Cagayan de Oro, l’une des principales villes de Mindanao, la grande île du sud. J’ai quatre jours pour visiter quelques coins de Palawan. Ensuite, je prendrais un vol de Puerto Princesa à Cagayan de Oro. À El Nido, plusieurs philipins m’ont conseillé d’aller à Port Barton. Ce tranquille village sur la côte ouest de Palawan et ses îles paradisiaques sont encore méconnus et seraient bien plus agréables qu’El Nido. Il y a également la commune de San Vicente et sa plage de sable fin blanc longue de plusieurs kilomètres, quasiment inhabitée. N’ayant pas beaucoup de temps j’improvise donc.
Depuis le centre d’El Nido, je marche vers l’intérieur des terres. À un kilomètre de la ville, me voici à la petite gare des bus. Tout le monde cherche à me louer une place dans un mini van (bien plus chère mais censé être une heure plus rapide sur un trajet de 7-8h). Je trouve enfin un bus. Je ne souhaite donc pas allez directement à la capitale de Puerto Princesa mais à mi-chemin. Et ensuite prendre un transport pour Port Barton.
Je me trouve une place toute à l’arrière du bus, délaissée par les autres passagers. Et pour cause, ça secoue énormément. On saute littéralement pendant que le bus bondit sur les routes en lacets et les pistes de terres rouges. Vers midi, pause dans la petite ville de Roxas. C’est là que je descends. Sur la petite place, je commence mon enquête. Hélas j’arrive trop tard. Un seul jeepney par jour effectue la liaison vers Port Barton, et il vient de partir. Reste un tricycle ou une moto taxi. Mais le coût est quelque peu prohibitif pour mon budget. Port Barton est à au moins deux heures, prendre un transport privé n’est pas donné. Tant pis, plan B, je vais directement à Puerto Princesa. Il y a également plein de choses à y voir. Et je peux mettre à profit mon temps libre pour rattraper le retard dans mon blog.

De Roxas à Puerto Princesa

Sauf que mon bus vient juste de partir. Je déjeune dans un des petits resto de la place et prends mon mal en patience. Les quelques philipins qui attendent également se mette à discuter avec moi.

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Une heure et demi plus tard, un petit bus s’arrête. Un grand père me dit que c’est le bon. Je trouve le chauffeur, et il y a de la place. En route! Enfin dans 30 minutes, un peu de patience. Il n’y a que des philippins, le bus est encore moins cher que le premier qui était climatisé et emportait principalement des touristes. Celui là est plus « rustique ».

Impossible de dormir, mon fan club veille

Impossible de dormir, mon fan club veille

Comme d’habitude il y a toujours un gosse pour trouver rigolo « ma tête qui n’est pas d’ici ». Ses parents papotent avec moi. Questions classiques posés par des philippins:
De quel pays tu viens? Quel âge as tu? Es tu marié? Tu voyage seul? Où vas tu? Quel est ton nom? Les gens sont très curieux. Il me suffit ensuite de citer quelques plats locaux que j’aime, quelques mots en tagalog ou en langage local, les marques de bières et de rhum et me voilà « adopté ».

Finalement nous quittons le trou perdu de Roxas. La route est longue. C’est le bus le plus lent que j’ai jamais pris. En plus des arrêts à n’importe quel moment pour prendre ou déposer des passagers, le bus s’arrête 30 minutes toutes les heures/heures et demi.
Et sur la route, le chauffeur y va tranquillou. Car le plus extraordinaire dans tout cela, c’est que l’on est réussi à se faire doublé par un bus de notre compagnie. Celui qui fait le même parcours et qui est parti une heure après nous….?!
Au moins cela me laisse le temps de prendre quelques photos sans que ce soit flou.

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Une mairie

La mairie

Du riz sèche le long de la route, sous bonne garde

Du riz sèche le long de la route, sous bonne garde

J’ai l’habitude de dire qu’aux Philippines, tout fonctionne, il faut juste être patient. Je finis par arriver à Puerto Princesa vers 18h30. Je suis parti à 7h ce matin! Je trouve un jeepney qui emmène les gens dans le centre. Dans un bar, j’utilise le wifi et marche jusqu’à ma prochaine destination, un backpacker hostel (auberge de jeunesse). Il y a de la place. Tant mieux, je ne me sentais pas trop d’humeur à chercher encore un autre lieu. La bonne nouvelle à Puerto, c’est que l’électricité est présente 24 heures sur 24 et que je vais pouvoir retirer à nouveau du cash. Il n’y avait pas de distributeurs de billets à El Nido et il m’aurait fallu à terme payer cher pour y obtenir des billets.
À l’hostel, je réserve un tour pour visiter « Honda Bay » le lendemain.

Il est temps de posé son sac Puerto Princesa

On ne peut pas se tromper

Tour dans la baie de Honda

Je me lève tôt, sans trop d’énergie et file à bord d’un mini van en direction d’Honda Bay. Je pense qu’après celui là, je ne ferais plus jamais de tours organisés. Avec celui d’El Nido, cela sera suffisant. On se serre dans un petit bangka, le « Cha-cha ». Mes autres compagnons pour la journée sont tous philipins. À leur apparence, j’en déduis qu’ils sont tous de Manille: peaux claires, visages plus chinois/américain/espagnol/japonais et équipés avec des trucs de marque. De mon côté mon bronzage est bien plus proche des locaux même si je n’ai pas les traits d’un philipin/indonésien/malais comme c’est le cas de la plupart des habitants de la campagne aux Philippines.
Comparé à tout ce que j’ai vu à Coron, il n’y a rien qui attire vraiment mon attention. Réserve de corail bofbof, une île mi-plage mi-mangrove avec un petit récif présentant peu d’intérêt. La dernière île est celle où nous passerons le plus de temps: pique-nique et après midi. Je la trouve très sympa.

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Puerto Princesa

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Je ne me sens pas très bien, j’ai le sentiment d’être fiévreux et extrêmement fatigué. Je ne vais même pas nager et somnole à l’ombre.
Au retour à l’hôtel ça ne s’arrange pas. Je ne vais pas donner de détails trop crus mais je passe une très mauvaise nuit. L’apothéose à 3 heures du matin avec des hallucinations à 40 de fièvre.

Malade à Puerto Princesa

J’ai pété la forme la plupart du temps pendant ce voyage mais on dirait que mon corps me lâche un peu depuis les Philippines. À la recherche d’un docteur, j’échoue à l’hôpital local.

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Les lieux n’inspirent pas confiance. Après avoir une prise de sang et rempli un flacon d’urine, je reviens deux heures plus tard pour les résultats. Contrairement aux locaux vétustes qui sont un véritable appel aux dons, le médecin a l’air tres compétent et sérieux. Diagnostic: infection bactérienne des reins. Probablement à cause de la bouffe de rue à Roxas qui semblait pas top. Ça explique mes douleurs au niveau des reins et à tout ce qui y est lié. Le docteur me félicite d’être venu rapidement, c’est le genre de saloperie qui est mattée facilement si on s’y prend tôt mais qui peut devenir coriace sinon.
Bonne nouvelle, les analyses et la consultation sont quasi gratuites: 100php soit moins de deux euros. Mauvaise nouvelle, ce n’est pas le cas pour les médocs, bien que génériques. Le traitement fait effet et ma condition s’améliore dès le lendemain. Le staff de l’hôtel avec qui j’avais précédemment sympathisé, m’a aidé à déménager du dortoir vers une petite chambre pour le même prix. Sympa!
La dernière journée, je suis enfin assez lucide pour bouger un peu. Je fais un tour dans la ville.
On est dimanche. Je tombe sur une scène inédite pour moi: une messe est tenue au centre commercial. Mélanger religion et consommation, ça se fait sans soucis par ici!
Le nom de la ville, en français Port Princesse provient des colons espagnols. Ceux-ci nommérent la ville ainsi en hommage à une princesse espagnole. Une autre théorie veut que ce nom soit du à l’emplacement de cette ville-port qui est parfaitement protégée des tempêtes grâce à sa situation géographique.

Puerto Princesa

La messe au centre commercial

La messe au centre commercial

Mon souci de santé est arrivé aussi rapidemment qu’il disparaît. Je dois continuer les antibiotiques encore quelques jours et je n’ai pas trop la pêche mais tout cela est déjà quasiment du passé pour moi. Bon par contre le blog n’a pas trop avancé avec tout cela. Et ce n’est pas la prochaine semaine avec Mia qui va inversé la tendance.
Le lendemain, je prends mon vol pour Mindanao et la ville de Cagayan de Oro.

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