San Juan – Partie 1

En route pour San Juan

Ayant trouvé le seul bus allant dans la bonne direction près du petit marché de Baler, je traverse à nouveau la grande île de Luzon, cette fois ci d’est en ouest. 9h dans un vieux bus, les fenêtres ouvertes en guise de climatisation. Le bus s’arrête n’importe où déposer ou prendre des passagers. On fait même un détour pour une ville dans les montagnes. Sans compter les pauses de 30 minutes toutes les deux heures: tout le monde a grignoté, utilisé les toilettes en dix minutes, mais ne nous pressons pas, attendons 20 minutesde plus. À mi chemin, le bus s’est suffisamment vidé, il fait nuit noire. J’occupe la banquette du dernier rang, délaissé par les Philippins qui ont du mal avec l’arrière du bus, trop remuant. Je finis par m’endormir avant d’être réveillé un peubrutalement par le « conductor », l’adjoint du chauffeur qui poinçonne les billets et charge/décharge les affaires en soute. On me largue sur une route, non loin se trouve l’aire des bus d’une autre compagnie de cars se rendant à San Juan. Après une petite heure et en ayant demander à plusieurs bus, je fini par tomber sur un qui va dans la bonne direction et possède une place de libre: celle du conductor. Trente minute plus tard, on me dépose au milieu d’une route de campagne, il y a des affichesde resort de surf des deux côtés. Je finis par trouver le « Circle Hostel », une auberge de jeunesse entièrement faite en huttes, les lits et les hamacs se superposent sur trois niveaux dans des grandes huttes sur pilotis. Il n’y a personne à la réception. Je me trouve un lit vide avec sa petite moustiquaire et m’endors aussitôt: il est déjà trois heures du matin. Plus de 9h pour faire moins de 150 kilomètres.

Enfin du soleil!

Après la pluie de Baler, voici le soleil de la côte ouest. Il semble ne jamais pleuvoir à San Juan. Les montagnes dans l’arrière pays arrêtant toute la pluie. Après mon voyage de la nuit précédente, je suis réveillé dès 6h du matin par le bruit et les vibratilns des lève-tôt qui partent surfer. Note à moi même, choisir un pieu bien éloigné de l’entrée de la cabane pour les prochaines nuit. On est samedi. Je suis le seul voyageur solo ici. L’auberge est rempli de groupes de Philippins venus exprès de Manille en bus de nuit pour surfer ce weekend. Il y a également un orchestre et groupede danse mi-reggae mi-traditionnel qui se produira se soir. Parfait! Je me fais rapidement de nouveaux amis qui se révèlent très hospitaliers et heureux d’avoir un étranger dans leur petite troupe. Je passerais le weekend avec eux, à explorer San Juan, me baigner, me reposer, trouver un surfshop pour louer une planche sur du long terme et essayer les restaurants bars des environs.

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San Juan

En fait San Juan est un petit village à quelques kilomètres d’ici. Ce qu’on appelle San Juan ici, c’est la dizaine de resorts, de logements, de surfshops de petits commerces et de restaurants qui s’étalent le long des plages entre le village de San Juan et la capitale régionale San Fernando.

San Juan city

San Juan city

San Juan côté plage

San Juan côté plage

Une des planquesdes surfeurs locaux, un bon coin pour les BBQ entre amis

Une des planquesdes surfeurs locaux, un bon coin pour les BBQ entre amis

Le beau temps, du surf quasi quotidiennement, une ambiance très relax et calme vont me faire rester un peu plus de cinq semaines. Je reste quelques jours dans le Circle hostel avant de trouver une petite chambre dans un des resorts du coin pour une semaine. Puis je finis par négocier avec un appartement pour les autres semaines. Un grand studio avec salle de bain privative (sans eau chaude, cela fait des mois que je n’en ai pas de toute façon), un coin cuisine avec toaster et un grand frigo. À moins de deux minutes de la plage, naturellement frais et bien ventilé. Grâce au frigo, je peux prendre tous mes petits déjeuners à l’appart: du beurre, des céréales dans du lait avec du pain, un véritable luxe en Asie. Pour internet et mettre à jour le blog, je m’en vais sur l’une des terasses des resorts. Généralement, je rencontre toujours quelqu’un que je connais et on tape la discute autour d’un café ou d’une bière. Et je surfe le reste du temps. Suivant les jours, je peux passer l’essentiel de ma journée dans l’eau. Les jours de repos ou sans vagues, je vais visiter un peu l’arrière pays, la campagnes et les cascades. Après autant de surf, les soirées sont généralement tranquilles mais quand il y a suffisamment de personnes motivées, on trouve toujours l’occasion d’organiser des barbecues, d’occuper une des terrasses et de mettre de l’ambiance festive entre surfeurs étrangers et locaux.
C’est ce qui est bien avec le surf: quasiment une personne sur deux qui travaille ici, surf sur son temps libre. Je me retrouve donc à surfer avec des philipins tôt le matin avant que ceux ci prennent leur service du midi. Et quand je vais dans un resto ou dans un bar, je reconnais du monde avec qui j’ai été surfer un jour. Le soir aussi on se mélange entre étrangers et locaux. Tout le monde parle un minimum anglais et les bars sont de toutes manières tenus par des surfeurs. Mieux vaut être en bonne entente avec tout le monde sur l’eau et respecter les priorités. Si l’ambiance est très bonne et amicale, c’est avant tout parce que le coin n’est pas trop touristique et à taille humaine, tout le monde se connaît, la vie est sans stress et il y a suffisamment de monde pour s’amuser.
Les weekends l’ambiance est plus festive avec tous les surfeurs venant de Manille par bus de nuit pour le weekend et sur l’eau, il arrive que l’on soit rapidement en surnombre. Malgré 8h de bus depuis la capitale, de nombreux philipins n’hésitent pas à faire le voyage. J’ai également passer mon Noël et le nouvel an ici, l’affluence battait des records.

Le surfshop où je louait ma planche et squattait le hamac

Le surfshop où je louait ma planche et squattait le hamac

Le surf

La plage abrite une mare aux canards pour les vrais débutants près du bord et un beach break au loin pour les moins débutants. En bout de plage se trouve une pointe rocheuse. Le récif à cet endroit forme un « point break » qui créent des vagues quasiment quotidiennement. C’est l’endroit qui fonctionne le mieux pour les vagues quelque soit les conditions. Évidemment à marée basse, il faut faire attention, les rochers ne sont pas loin.

Quand les conditions sont bonnes voir tellement bonnes que les vagues deviennent plus haute qu’un homme( et donc difficile à surfer lorsque on apprend), on peut prendre un tricycle(un taxi fait à partir d’une moto et d’un side car) si on est une poignée, un jeepney (le minibus philipin), les planches attachées sur le toit et direction l’un des deux autres spots des environs. Quand elles le sont moins, je passe mon temps dans un des hamacs du surf shop où je loue ma planche.

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Noël et la nouvelle année

Les Philippines sont le pays le plus chrétien d’Asie et malgré le climat tropical, les décorations fleurissent partout. Noël et le nouvel an suivent le même schéma: la semaine précédant l’événement, il y a des bouchons partout, les distributeurs de billets sont pris d’assauts et tout le monde achète des cadeaux pour sa famille. La veille tout le monde fait péter des feux d’artifices soi même sur la plage, dans les rues à toute entre le coucher et le léger. J’étais surpris de voir que les Philippins se faisaient également des cadeaux au nouvel an, pour eux Noël, c’est deux fois dans l’année. Et avec tout ce qui avait péter avant minuit, j’étais étonné qu’il avait encore des fusées pour l’heure exacte.

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